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le
rapport moral : préparé
et présenté par le secrétaire Domi Taddei.
Où en sont nos études
généalogiques ?
D’un point de vue quantitatif, nous
dépassons les 60 000 personnes saisies sur notre fichier
général de généalogie, ayant ainsi accumulé plus de
5 000 noms supplémentaires par an, depuis 12 ans. De plus, pour
un nombre croissant d’entre elles, nous fournissons les sources
(souvent multiples) qui permettent de les connaître, en traitant
pour ce qu’elles sont les légendes et arrangements divers dans
lesquels se complaisaient et se complaisent encore parfois ceux
qui éprouvent le besoin de s’inventer un passé. De plus, nous
notons pour chaque personne les traits les plus marquants de
leur vie, qui nous sont parvenus. A cela viennent s’ajouter les
fichiers de certains de nos adhérents, soit 130 000 personnes
numérisées. Il faut bien tendu retirer alors les doublons,
puisque chacun reporte sur son propre fichier les données des
autres qui l’intéressent directement. Finalement, on estime à
plus de 100 personnes différentes les données saisies,
correspondant principalement à une dizaine de communes
L’ensemble d’entre eux s’étendent
sur une trentaine de générations, puisque dans trois
cas, la continuité généalogique est démontrée depuis
(statistiquement, on compte en moyenne 30 ans pour la succession
des générations masculines). Pour les citer, puisque la plupart
des monticellois anciens descendent (d’au moins) une d’entre
elles :
- pratiquement tous les Savelli
(ou ceux qui ont un ascendant Savelli) descendent, via les
caporaux de San Antonino et de Corbara (de 1358 au milieu du
XVIème siècle) des seigneurs Pinaschi, attestés en Balagne dès
le XIème siècle et notamment de l’un d’entre eux, Arigho, né en
1298 à Centuri qui, adversaire de Giudice della Rocca installé à
Vortica, avait marié une de ses filles avec le puissant
Giovanninello da Loreto, seigneur du Nebbio. Or, nous remontons
l’ascendance de cette dernière jusqu’avant 1100, un aïeul nommé
Ildebrando, sans doute un petit seigneur carolo-toscan, installé
près d’Oletta ;
- Un plus petit nombre de balanins
descend à travers une des multiples sous-branches de caporaux
d’un Francesco q Biasino de San Antonino, qui avait épousé une
demoiselle Lomellini, petite fille de Paolo fondateur d’Algajola
au milieu du quattrocento. Or, l’albergo Lomellini
est documenté de façon assurée à Gênes depuis l’année 1100
environ, comme le démontre la brochure réalisée par un de nos
adhérents B. Negretti.
- Plus rares sont les balanins qui
descendent, de façon démontrée, des seigneurs Cinarchesi du sud
de la Corse, généralement par les Leca Christinacce de Lumio ou
d’Occhiatana (qui ont choisi aux temps modernes de s’appeler
Colonna Leca). Pour ceux là, les médiévistes démontrent leur
continuité depuis un débarquement de Sardaigne en 1113, ce qui
précède (Ugo Colonna, Arrigo Bel Messere, etc) relevant de
légendes fabriquées pour une large part dans la chronique de
Filippini en 1594, pour complaire à son commanditaire le
maréchal d’Ornano, fils de Sampiero Corso, qui au service du roi
de France pouvait encore rêver d’un destin insulaire.
Du point de vue spatial, nos études
sont évidemment parties de Monticello. Comme au bout de deux ou
trois générations une bonne partie des mariages s’effectuaient
dans les communes voisines, nos études ont du progressivement
s’étendre en « tâche d’huile » (la moindre des choses pour des
balanins…) vers toutes les communes voisines. Grâce au réseau
GéBO (généalogie de la Balagne Orientale), créé il y a 2 ans à
notre initiative, et dont nous vous avons tenu informé, nos
connaissances sont pratiquement équivalentes pour Santa Reparata
et Corbara. On peut dire ainsi que nous connaissons
l’intégralité de la population depuis 1769, début de la période
française, à un ou deux feux près, dans nos trois villages grâce
à l’ensemble des états paroissiaux, puis civils, et des
recensements généraux de la population. Nous atteindrons sans
doute la même densité d’informations dans les deux ans à venir
d’une part pour San Antonino et Pigna, avec une extension
progressive vers Aregno, Avapessa, Cateri et Lavatoggio ;
d’autre part pour Ile Rousse : ici, la tache est plus lourde de
par l’importance démographique de la commune. Ceci étant, nos
études s’étendent de plus en plus au-delà des 6 communes du
canton, qu’il s’agisse des Malaspina, des Leca déjà cités, des
Ambrosini, des Negretti et autres familles, grâce aux membres de
notre réseau.
Pour la période génoise,
les données sont plus lacunaires : à Monticello, nous avons
surtout les registres des confréries : à Santa Reparata, les
registres (ceppi) des notaires ; à Corbara, des états
paroissiaux depuis le début des années 1650, heureusement
sauvegardés par Mme Vigouroux ; partout, les registres fiscaux,
dits de taglie permettent de relier les générations avec
plus ou moins de certitude. Pour résumer, on peut dire que l’on
connaît environ 90% de la population en 1726-28, à la veille de
la Révolution de Corse et encore près de 80% en 1667, date du
grand « registre des âmes », document le plus complet de la
période. Avant cette date, la déperdition est d’autant plus
grande que les noms de famille (casate) n’ont commencé à
se diffuser qu’à partir de 1 600 environ, certes plus
tôt dans le nord ouest de la Corse (Balagne, Nebbio et le Cap)
que dans le reste de l’île.
A cet égard, il est intéressant de
vérifier que 4 sur 5 de nos noms de famille sont issus du
prénom d’un de nos aïeux, conformément au calcul de
l’INSEE. Dans notre région, nous avons pu également confirmer ce
que le Professeur Vergé Franceschi a trouvé dans le Cap Corse :
celui-ci, dit aïeul éponyme, vivait vers 1550, ce
qui nous conduit à penser que tous les patronymes nés dans nos
villages (dans les présides génois, ils existaient déjà un
siècle plus tôt) ont fait l’objet d’un usage d’abord oral, avant
d’être utilisé par écrit, dès la fin du XVIème siècle.
le rapport
financier : préparé
et présenté par le trésorier Louis Bartoli.
Les comptes de
l'association ont été arrêtés au 31 décembre de l'année 2010.
Effectif :
L'association a enregistré entre le 1er octobre 2009 et le 31
décembre 2010, vingt (20) nouvelles
adhésions. Actuellement nous comptons 180
personnes inscrites et 113 personnes à jour de cotisation.
Trésorerie :
Au 30 décembre écoulé, date du dernier relevé bancaire,
nous disposons de 4759,55 € (voir tableau
ci-dessous):
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Compte de résultat au
31 septembre 2010 |
| Recettes |
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Cotisations
Ventes de livres,
CD et brochures
Subvention de la mairie
Livret
Report exercice
Total |
2033,00 €
267,00 €
2300,00 €
2547,51 €
2185,43 €
9332,94 € |
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Encres, papier, fournitures de bureau
Frais d'accès à Internet
Télécom et affranchissements
Frais d'équipement
Frais
de réception pour 2007, 2008, 2009
Total
Résultat d'exploitation
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1024,78 €
231,55 €
529,80 €
1187,42 €
1600,00 €
4573,55 €
9332,94- 4873,55 = 4759,39 €
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Après une discussion au cours de laquelle les comptes
sont détaillés, le rapport est adopté à l'unanimité.
le renouvellement
du mandat de 4 administrateurs :
les
4 membres sortants sont
DE GENNARO Antoinette, LANTEIRON Antoine , ORTICONI
Jean-Louis, EMMANUELLI Gérard
On compte 48
membres présents..
Ils sont réélus à l'unanimité.
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